Colères du Présent: Présentation
Association loi 1901 qui a pour but de promouvoir l’écriture et la littérature d’expression populaire par l’organisation de manifestations culturelles et de lutter contre l’exclusion culturelle.
Un cabaret littéraires : L’Ire en fête Un concours d’écriture : Colères du présent Un salon du livre d’expression populaire
Ce peut être aussi : Ateliers d’écriture ; Rencontres-débats ; Aide à la diffusion ; Mise en relation d’auteurs et de structures ; et bien d’autres choses encore.
Contact :
COLERES DU PRESENT 61, Grand Place 62000 ARRAS Téléphone/fax : 03 21 15 35 87 -------------------------
BERANGER/MAI 68 : LE RETOUR Ils croyaient les avoir enterrés ! Et ben non….Ils sont de retour ! Et bien vivants…. Emmanuelle Béranger, MESO Production et Colères du présent sont heureux de vous annoncer la sortie de l'hommage de la scène nationale alternative à François Béranger: TOUS CES MOTS TERRIBLES Dans les bacs à partir du 21 AVRIL 2008 - En attendant découvrez le sur : http://www.myspace.com/touscesmotsterribles -------------------------
HOMMAGE A AIME CESAIRE Soirée en hommage à Aimé Césaire avec les amis des Antilles et de l’Afrique JEUDI 15 MAI 2008 de 18h30 à 21h A la salle des fêtes du centre ville de Divion (en face de la mairie) 18H30 Accueil et visite de l’exposition sur Aimé Césaire et les associations locales. 19h présentation des intervenants et Mot d’accueil des élus locaux 19h15 diaporama et vidéo sur la vie d’Aimé Césaire 19h40 intervention de Me Christine VAAST sur l’œuvre littéraire d’Aimé Césaire 19h50 présentation par Mr Engelbert MEPHU N’GUIFO de l’association C3A2L (club des africains et amis de l’agglomération de Lens-Liévin) 20h témoignage de Mr Michel BECQUART, prêtre de la pastorale des migrants dans le Pas de Calais 20h10 Mr Ibrahim DOUMBOUYA, chef d’entreprise à Bruay nous présente le Sénégal ainsi que son association Solidart (art Sénégalais) 20h20 Mr LUCIDO nous parle d’Haïti et de la hausse des prix des aliments.(montage audiovisuel) 20h30 Me Liliane HERBAUX présente le CCFD ou comment agir ici et là-bas. (Comité catholique contre la faim et pour le Développement) 20h40 réactions et questions du public et les autres associations et groupes présents peuvent présenter leurs initiatives. (association musicale Génération Africa, collectif pour les sans papiers, la HALD, Africa hot dance, les fils de la charité…) 21 h pot de l’amitié offert par la municipalité et www.kreyolexotic.fr plats antillais En Partenariat avec la mairie de Divion et la médiathèque de Bruay La Buissière
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DERNIERE MINUTE
FREDERIC H. FAJARDIE NOUS A QUITTES NOTRE CAMARADE FREDERIC H FAJARDIE NOUS A QUITTES CE JEUDI 1er MAI POUR L’INSTANT LES MOTS ME MANQUENT… SALUT MEC ON T’AURA TOUJOURS DANS NOTRE CŒUR.
Pour Colères du Présent - Didier Andreau
http://www.fajardie.net
Quelques témoignages...
FAJARDIE EST MORT LE PREMIER MAI L’Utopie est une longue, longue maladie
"Frédéric est mort ! On dirait une réplique des Enfants du Paradis. « Frédéric ? Moi, c’est Garance ! Paris est tout petit pour un amour aussi grand que le nôtre !» Le temps de la cerise commence et une plaie ouverte en rougit les fleurs fanées. SMS. Sous les Mots, les Sentiments. Faja grondait, grognait, grommelait, rognonnait, grinchait, grinçait contre cette salope d’époque qu’il avait tout fait pour empêcher de s’engrener. Il s’en voulait de ne pas avoir su, de ne pas avoir pu, d’avoir dû ou pas dû... Salauds de riches ! Salauds d’intellos qui ont tous lâché mais pas lui... ou pas souvent, juste quand c’était ça ou crever ! Il a fini par en crever tout de même ! La grande trahison, celle des lecteurs qui le lisaient comme ils auraient lu du porno ! Ce que tu leur as mis, Fredo ! La pire, celle des éditeurs qui ont noyé vos livres dans une marée de médiocrités à dix balles... Oh, oui, il était en colère, de cette colère du rat pris au piège ! Du passé, il avait fait table rase et ils en faisaient table basse. L’année zéro, Frédo, tu tournes le dos à toutes les guerres, toutes les crapuleries, et tu balances ton premier pavé ! T’es jeune, t’as le feu, tu ronges tes liens, tu bouffes tes chaînes et le vieil homme, tu te libères des vieux mots, des vieilles habitudes, tu fais tomber des murs qui ne demandent que ça, tu fais l’amour et la guerre à la guerre et, sur les ruines de ta rage, tu te retrouves dans une prison encore plus dure que la précédente. Et celle-là, c’est toi qui te la bâtis ! Le poison, les cigarettes, l’alcool, la pollution, la fatigue, le stress, le temps perdu, tout ça ça tue bien sûr, mais lentement, on peut vivre si ça s’appelle vivre quand à vingt ans tu as ouvert ta chemise comme tu serais monté à l’échafaud et sorti tes tripes ! Tandis que la désillusion, le désenchantement, les idées maquillées comme des femmes qui refusent de vieillir, c’est la lente agonie. Tu hurles comme les taulards le soir lors du parloir sauvage, tu dévoiles tous les tours des matons et de leurs patrons, tu sais par cœur les codes et les systèmes, tu trinques avec eux livre après livre, et quand ils sont k.o., tu te dis que c’est la bonne, la belle, la grande évasion. Tu parles, tes pavés font plouf dans la vase nauséabonde, la pourriture générale. Ta main sort des sables mouvants (sous les pavés, la plage, mon cul !) et écrit sur le sable : Vive quoi, déjà ? Les trains emportent tes mots à grande vitesse. Tu hausses des épaules de plus voûtées et t’enfuis épouvanté. Tu n’as plus d’autres amis que les losers, les perdants, les vaincus, les perdus, les éperdus, des paumés qui savent tout juste écrire et qui n’aiment plus lire, ça tu les comprends ! Ils t’aiment bien même s’ils te regardent comme si t’étais un dinosaure échappé de Vincennes. C’est pour eux que tu te mets à écrire des romans populos, des histoires de pirates et de gonzes qui se défendent comme ils peuvent contre la misère des temps où, pour survivre, il fallait résister à tout. Tes héros, ils sont en face de toi, ils résistent à tout même à tes coups de gueule, tu écris avec eux, tu les habilles d’habits glorieux et tu leurs mets des mots généreux dans la bouche... Eux, ils ne rêvent pas du meilleur des mondes, ils veulent juste une vie meilleure ! Tu te fâches encore ! La vie meilleure, tu le sais, FF, faire foutre !, c’est quand l’usine est en grève et que tout le monde se serre les coudes, quand ça cogne sur la vieille peau du cadavre social. La vie meilleure c’est quand les jupes des filles claquent au vent comme des drapeaux rouges, les sourires qu’elles te décochent en se retournant. On sait que l’usine fermera, il aurait fallu tout faire sauter ! On sait que les filles feront la gueule, il aurait fallu les... Pleure pas, Faj ! Le linceul blanc du monde est taché de vinasse et de sang mais désormais c’est à la vie à la mort ! Hein les gars ! On a tout perdu mais pas le Nord ! Le Nord ils disent que t’es le Balzac des années Giscard, des années Mitarr (François), Fajar ! Les cons, t’es le Zola des mines qu’ont fermé des usines désaffectées, des assommoirs en faillite. Pas pour rien, que t’es tombé à Arras. Vivre me fatigue, disait Izzo qu’est parti avant toi. Toi, ne pas vivre te harasse ! Ça ne t’empêche pas de faire semblant ! Oh, les colères, les engueulades, t’as l’air tellement sincère ! Tu connais l’endroit et l’envers ! T’étais sincère ! C’était le monde qui ne l’était pas ! Heure après heure, colère après colère, tenir ! Tenir et se tenir dans un monde qui ne tenait plus droit ni gauche ! T’es un héros, Fredo, toutes ces années dans la clandestinité, entre deux manifs les premiers mai sur la Grand Place, entre deux ateliers avec des cheminots, des chomeuses, des chtis à qui en vieil ouvrier de la révolution que t’étais, t’apprenais à qui voulait apprendre que c’est celui qui raconte l’histoire qui finit par gagner. T’étais pas vieux, c’est le présent qui l’est, typographe à la casse ! T’as su qu’à peine t’as cessé de te fâcher pour de bon, un volcan s’est réveillé au Chili ? Qu’un cyclone a tout cassé en Bourremanie. C’est à ça que ça sert un écrivain enragé, à contenir la colère du vieux monde ou à la réveiller ? Maintenant que t’es libéré, dis-nous, de l’autre côté, les idées sont belles et faciles ? Dis, Fajar, y en a pas une pour lui pourrir le vie à Son Altesse Réelle Koz I ? Une colère du futur ? Comment ça qu’on fasse comme toi, qu’on se fâche tout rouge, et qu’on les envoyer se FF, et qu’on baise avec le peuple, rien qu’avec le peuple, tout le peuple, et qu’on lui fasse de beaux enfants qui prennent la rue et la route ! Comment ça, enragez-vous ! "
Pour Colères du Présent Ricardo Montserrat. mai 2008
"J'écris un mot parce que j'ai pas grand monde à qui confier ma peine. 13 ans qu'on se connaissait, à l'époque j'étais un jeune chômeur de 23 ans quasi à la rue, il m'a tellement soutenu, encouragé, conseillé, remonté le moral, rendu péchu que j'ai presque l'impression de perdre un père. On dit toujours ça, et c'est d'autant plus con quand on cause d'un écrivain, mais les mots me manquent. Il aura bien choisi sa date le salopard, un 1° mai, 40 ans aprés 68 , le genre de truc qui l'aurait sans doute amusé. Je pense à sa femme que je n'ai jamais rencontrée mais que j'ai l'impression de connaître tant il m'en parlait, il l'aimait le bougre! Je suis cassé, scié, ... j'en engueulerai presque les potes au courant de sa mauvaise santé d'avoir su si bien respecter leur parole en n'ébruitant pas l'annonce de l'inéluctable. J'aurais voulu pouvoir lui dire au revoir, moi qui n'ai jamais tellement osé lui dire combien je l'appréciais, combien j'admirais son parcours, son talent, son intransigeance, son humour.... On dit toujours ça après, j'étais pourtant au courant, ça fait chier. Frédéric restera pour toujours un mec intègre, droit et debout, un chieur d'utopies réalistes. C'est rare mais ce soir j'ai bien envie de me bourrer la gueule. Amicalement, fraternellement, malheureusement".
Babouse - mai 2008
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