Les auteurs

Les auteurs, du 18 avril au 1er mai par ordre alphabétique, en commençant par… Z, comme Zambon

Nous avons confié cette année à Catherine Zambon une carte blanche. Parce qu’avec de tels sujets, on ne pouvait pas passer à côté de Catherine Zambon. Cette auteure dramatique a fait du travail collectif une marque de fabrique et de la voix des sans voix une priorité. Avec Pièces détachées, Les Agricoles, les Ramasse-miettes et bien d’autres oeuvres, elle semblait déjà incontournable. Avec Nous étions debout et nous ne le savions pas (La Fontaine Théâtre), on ne pouvait que lui donner carte blanche. Cette pièce donne la part belle aux militants et engagés de tout poil, de la première heure comme de la dernière, de conviction intime comme de concours de circonstances. Les espoirs, les déceptions, les larmes, les rires, et, surtout, ce que cela change dans la vie des groupes comme des individus. Plusieurs collectifs ont travaillé en marge de cette carte blanche pour offrir au public des rendez-vous avec les textes de Catherine Zambon. Des lecteurs venus de Rue (80) offriront quelques extraits de Les Inavouables. Et la compagnie arrageoise Les Tréteaux d’Artois, fidèle du Salon du livre, joueront La Tablée.

QUELQUES RENDEZ-VOUS :

Rencontre à la librairie Dialogue Théâtre (21 avril) ; Catherine Zambon travaillera aussi avec le plasticien Aymeric Piérhy pour reconfigurer l’Hôtel de Guînes d’Arras le temps de la semaine du livre du 23 au 28 avril dans une ambiance « Zone à défendre » tout à fait dans le sujet ; et le 1er mai participation à des débats, lecture de La Tablée par les Tréteaux d’Artois, lecture de Les Inavouables par le groupe des lecteurs de Rue (80), et lecture de Nous étions debout… par Catherine Zambon et Jean-Luc Berteloot

 

Les auteurs du Salon du livre sur les routes et sur les places :

Gaspard d’Allens (18 avril, et du 28 avril au 1er mai) : Ancien de Sciences Po il quitte son poste de conseiller ministériel pour réinventer sa vie à la campagne, une expérience retracée avec Lucile Leclair dans Les néo-paysans. Engagé contre l’enfouissement des déchets nucléaires dans la Meuse, il revient sur ce combat dans Bure et la bataille du nucléaire (Seuil).

Lucie Baratte (1er mai) : Fan de Janis Joplin, elle part sur ses traces à travers les USA en 2011. Plus tard, elle publie Looking for Janis entre le carnet de bord et le reportage photo sur fond de musique rock. Typographe et graphiste, Lucie participe à la collection Traverse de Colères du Présent.

Yahia Belaskri (1er mai) : Né à Oran, Yahia Belaskri, romancier et journaliste vient s’installer en France après les événements d’octobre 1988 en Algérie. Il écrit de nombreux articles sur les relations Franco-Algériennes et l’immigration. En 2014, il a reçu le Prix du Livre Européen et Méditerranéen pour Les Fils du jour.

Françoise Benhamou (20 avril) : Professeure à l’université Paris XIII, elle est autrice de nombreux ouvrages dont L’Economie de la culture (La Découverte) ou Le Livre à l’heure du numérique (Seuil). Elle a été conseillère pour le livre auprès de Jack Lang et a travaillé sur les modèles économiques du livre numérique.

Arno Bertina (1er mai) : Ecrivain et dramaturge français, Arno Bertina a déjà, malgré son jeune âge, une œuvre abondante et variée. Dans son dernier roman, Des châteaux qui brûlent (Ed. Verticales), il dénonce les conditions de travail dans un abattoir, lieu d’une prise d’otage d’un homme politique.

Frédérique Bertrand (1er mai) : Frédérique Bertrand est autrice et illustratrice de nombreux ouvrages pour la jeunesse. Ses dessins, publiés dans la presse nationale et internationale, font l’objet d’expositions. Elle a reçu de nombreux prix. Son dernier livre est le 8e de la série des Pyjamarama publié par les éditions du Rouergue.

Dounia Bouzar (20 avril) : Pendant 12 ans éducatrice de la Protection judiciaire de la jeunesse, elle crée en 2012 un cabinet spécialisé dans l’application de la laïcité et la gestion des convictions. Elle est l’auteur de Ma meilleure amie s’est fait embrigadée (La Martinière). Sélection Ados en colère 2018.

Gérard Bras (1er et 17 mai) : Philosophe, Pt de l’Université populaire des Hauts-de-Seine. Son livre Les voies du peuple propose une généalogie moderne de ce nom afin de comprendre le conflit entre conservateurs et progressistes dont il est l’enjeu et de dégager les conditions d’un usage émancipateur contemporain.

Damien Carême* (1er mai) : Homme de convictions, Damien Carême a fait de Grande-Synthe un laboratoire où sont privilégiés bio, zéro phyto et énergie citoyenne. Son essai On ne peut rien contre la volonté d’un homme (Stock) revient sur ses combats, notamment pour l’amélioration des conditions d’accueil des migrants.

Sorj Chalandon* (30 avril et 1er mai) : Prix Albert Londres 1988, Sorj Chalendon mène de front carrière de journaliste (Libération de 1973 à 2007, aujourd’hui au Canard Enchaîné) et d’écrivain. De nombreux prix récompensent ses romans qui trouvent un large lectorat. Dernier en date, Le jour d’avant (Grasset) évoque avec beaucoup de subtilité la catastrophe minière de Liévin de 1974.

Fanny Chiarello (1er mai) : En plus de 20 d’ouvrages pour adultes et adolescents, cette auteure prolifique, originaire de Béthune, a déployé un univers d’une grande originalité. Récemment lauréate des prix Orange du Livre et Landerneau, elle revient avec La Vie effaçant toute chose (L’Olivier).

Delphine Coulin* (30 avril et 1er mai) : Autrice et réalisatrice, Delphine Coulin sait regarder ceux que l’on préfère ne pas voir. Une fille dans la jungle., jette le lecteur dans le camp de Calais. Univers glacé, laissé par les pelleteuses, à la rencontre de Hawa et ses compagnons restés là dans l’espoir de rejoindre l’Angleterre.

Patrick Da Silva 28 avril au 1er mai) : On parle de lui comme d’un auteur inclassable ; i lest en perpétuelle recherche. Ses livres sont autant d’univers étranges, singuliers, qui se laissent tenter et dans lequel on finit par plonger. Ou que l’on arpente, comme Dans les Pas d’Odette, dernière publication au Tripode.

Timothée Demeillers (1er mai) : Jusqu’à la bête, deuxième roman de ce jeune auteur, après Prague, faubourgs est. L’ennui des gestes répétés, les cadences, le froid, le sang…dans cet abattoir de province et l’avenir bouché deviennent insupportables. La violence finit par le rattraper.

Isabelle Denis dite Isa (28 avril au 1er mai) : Scénariste, dessinatrice et coloriste de BD, Isa s’est fait remarquée à Angoulême en obtenant l’Alph-Art graine de pro à Angoulême. Après quelques aléas, elle se tourne définitivement vers la BD, s’intéressant aux puissants, notamment Laurence Parisot qu’elle croqua en série dans l’Humanité.

Olivier Douzou (1er mai) : Olivier Douzou, illustrateur, écrivain pour la jeunesse, a été maintes fois récompensé pour ses ouvrages édités aux éditions du Rouergue où il débute en tant que graphiste avant de créer le département jeunesse. Ses albums sont publiés également chez Mémo.

Romain Dutreix (30 avril et 1er mai) : Né en 1976, Romain Dutreix décide de quitter Paris pour Nancy et s’y installe en famille. Publié chez Casterman et Fluide Glacial ses albums se distinguent par son style rigoureux et tranchant. Classé généralement en BD d’humour, il peut parfois surprendre par des histoires plus noires.

Caryl Férey (1er mai) : Figure majeure du roman noir, il reçoit en 2009 le Prix Amila-Meckert. Depuis, chaque publication est un événement. Avec Pourvu que ça brûle, il racontait son histoire. L’aventure continue avec Plus jamais seul, qui voit le retour de McCash entre Bretagne et Grèce, toujours au cœur du brasier.

Roberto Ferrucci (Italie)  (1er mai) : Écrivain italien primé, auteur du magistral Ca change quoi ?, Roberto Ferrucci poursuit une œuvre en français avec Venise et lagune et Ces histoires qui arrivent (éditions La Contre Allée). Il participe à Traverse en promenant son regard sur habitants et paysages du bassin minier.

Marion Fontaine (1er mai) : Enseignante chercheuse en histoire, Marion Fontaine s’est notamment intéressée à la question ouvrière, en particulier dans le bassin minier (Fin d’un monde ouvrier – Liévin 74, éd.itions EHESS) avec un regard qui ne s’arrête pas aux portes de la fosse et des corons (Le Racing Club de Lens et les gueules noires, éd. Les Indes Savantes).

Michel Galvin (1er mai) : Michel Galvin est né en 1959 à Montreuil. Après des études aux Beaux-Arts de Paris, il se lance dans la peinture et la scénographie. Il travaille ensuite pour la presse puis se tourne vers l’édition jeunesse. On lui doit quelques cefs-d’oeuvre du genre comme Rouge ou La Vie rêvée (Rouergue).

Laurent Girault-Conti (1er mai) : Plasticien, photographe, scaphandrier, il est le fils adoptif d’Anita Conti. Rivages vient de publier son Carnet Viking, écrit en 1939 seule au milieu des pêcheurs. S’y lit l’émotion de cette 1ère océanographe française, autrice de Racleurs d’océan, et sa lutte contre la surexploitation des mers.

Catherine Grive (1er mai) :  Née au Canada, Catherine Grive a exercé différents métiers avant de se consacrer à l’écriture. Autrice de nombreux ouvrages, elle publie des romans pour la jeunesse, les adultes, co-signe des BD et livres illustrés. Au Rouergue, elle vient de publier La plus grande chance de ma vie.

Güsig B. Noomi (1er mai) : Chez Noomi B. Grüsig, le travail de traductrice est un engagement. Qui passe par les mots de l’activiste africaine-américaine Bell Hooks (De la marge au centre, Cambourakis), ou ceux de la poétesse anti-raciste et anti-impérialiste Minnie Bruce Pratt (pour le site Les activistes trans, radicales et dangereuses).

Didier Harpagès (26, 28 avril et 1er mai) : Professeur de sciences économiques et sociales à la retraite, sa réflexion et ses contributions visent à la diffusion des idées relatives à l’objection de croissance. Son dernier ouvrage revient sur la notion de travail, ce qu’il est, ce qu’il pourrait être : Mourir au travail ? Plutôt crever (passager clandestin).

Johan Heliot (20 avril) : Johan Heliot publie un premier roman très remarqué, La Lune seule le sait (ed. Mnémos). Plébiscité tant par le lectorat jeunesse que par les adultes, il publie la série Ciel (GulfStream) lancée avec L’hiver des machines. Lauréat du 1er prix Ados en colère, en 2009, il est a nouveau sélectionné en 2018.

Errol Henrot* (1er mai) : Dans un style aussi froid qu’un frigo d’abattoir, Errol Henrot dresse le terrible constat du travail des tueurs. Son premier roman Les liens du sang, n’est pas sans rappeler celui de Upton Sinclair paru en 1906 qui inspira Bertold Brecht pour sa pièce Sainte Jeanne des abattoirs.

Florence Hinckel (20 avril) : Elle a publié de nombreux romans jeunesse chez Syros, Gallimard Jeunesse,Rageot, Sarbacane… Pour enfants ou adolescents, elle aime explorer tous les genres avec depuis peu une affection particulière pour le roman d’anticipation. Lauréate du prix Ados en Colère 2017 avec #Bleue.

Olivier Josso Hamel (28 avril au 1er mai) : Auteur de bande dessinée, Olivier Josso revient à Arras avec une bâche de 60m² déployée sur le chapiteau des auteurs, et une exposition. Un retour en fanfare pour l’auteur de l’incroyable série Au Travail dont les deux premiers volumes ont parus aux éditions L’Association.

Laurent Houssin (28 avril au 1er mai) : Né à Lens, Laurent Houssin est dessinateur de presse et de BD, et s’essaie au multimédia. Il participe à l’aventure Fluide Glacial où il a publié avec Mo/CDM King Bling, fable contemporaine sur le pouvoir s’inscrivant dans la grande tradition de la critique bête et méchante, et l’humour noir.

Simon Johaninn* (1er mai) : L’été des charognes, premier roman de ce très jeune auteur, né en 1993 dans le Tarn. Ecriture violente, brutale à l’image du quotidien de l’enfant-narrateur à peine caricaturé de celui des écorchés de la vie côtoyés dans nos rues.

Ahmed Kalouaz (20 avril et 1er mai) : Ahmed Kalouaz vit dans le Gard. Auteur pour les adultes (dans la collection la brune), il écrit aussi pour la jeunesse et a publié plus de dix romans aux éditions du Rouergue pour cette tranche d’âge, dont Les regards des autres. Sélection Prix Ados en colère 2018

Christian Langeois (1er mai) : Né en 1948, Christian Langeois entre à EDF-GDF à 18 ans. Syndicaliste, aujourd’hui retraité, il collabore au Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier (L’Atelier). Il a publié plusieurs livres dont Henri Krasucki (Cherche-Midi),ou récemment Georges Séguy (L’Atelier).

Denis Lachaud (30 avril et 1er mai) : Prix Amila-Meckert 2016, cet auteur protéiforme est aussi homme de théâtre, metteur en scène et comédien. En 2018, il a publié trois pièces chez Actes Sud papiers, : La magie lente, Survie et La Rivière (Actes Sud papiers) qui questionnent la place du livre dans la construction d’un individu.

Michel Lecorre (en résidence à Foncquevillers et 1er mai) : Ce jeune auteur, invité précédemment pour son roman pour ados Poing de suture(Chant d’orties), revient avec La Bataille des mouches à feu (Unicité). Ce livre nous emmène sur les routes façons Far West, entre Amérique, Québec et France. Un roman d’aventures autant extérieures qu’intérieures.

Etienne Lecroart(1er mai) : Dessinateur, joueur d’accordéon diatonique, Etienne Lecroart a été lauréat de plusieurs prix. Il s’attache à créer de nouveaux modes de lecture et a réalisé de nombreux livres, notamment Panique dans le 16e (La ville Brûle). Il dessine régulièrement pour la presse (Fluide glacial notamment).

 

Jérôme Leroy(1er mai) : Né à Rouen, Jérôme Leroy double son parcours d’auteur d’un travail d’éditeur à la Table Ronde. N’hésitant pas à croiser les genres, il publie de nombreux romans pour les adultes autant que pour les ados. Notamment Macha ou l’évasion (Syros) où il imagine le monde de demain à partir des ZAD.

Danièle Linhart* (26 avril) : Sociologue, Danièle Linhart étudie les formes de modernisation des entreprises et stratégies managériales, notamment dans Travailler sans les autres ? Ou La Comédie humaine du travail. Elle les dénonce régulièrement pour les souffrances qu’elles entraînent pour les salariés.

Eric Louis (28 avril et 1er mai) : Cordiste, il dépeint son quotidien entre paysages fantomatiques et rapport au travail dans Casser du sucre à la pioche. Avec les Ed. Du commun, il présentera en avant-première On a perdu Quentin un pamphlet puissant rendant hommage à un collègue fauché trop tôt.

Mandragore (1er mai) : Auteure de BD, musicienne et conteuse, elle est à l’initiative d’ouvrages collectifs aux Ed. de L’Oeuf et de récits de voyage. Avec Laetitia Rouxel elles partent sur les pas de Violette Ailhaud et de son texte L’homme semence qui donna lieu à une remarquable adaptation BD.

Dominique Manotti (1er mai) : Cette spécialiste de l’histoire économique du 19e siècle est aussi militante politique. Autrice de romans et de nouvelles, ses œuvres sont toujours inscrites dans leur contexte politique et social. En témoigne son dernier, Racket, qui inaugure la collection Equinox des éditions les Arènes.

Frank Margerin (1er mai) : Après une enfance à Paris et quelques petits boulots, Frank Margerin se tourne vers le dessin. Publié par Lui et Playboy, il rejoint Metal Hurlant, Pilote. Couronné de nombreux prix il se fait un nom, notamment en créant sa série Lucien. En 2008 il démarre une nouvelle série mêlant dessin et moto : Je veux une Harley.

Virigine Maris (28 avril au 1er mai) : Philosophe de l’environnement, Virginie Maris est chargée de recherche au centre d’écologie fonctionnelle et évolutive du CNRS. Autrice de nombreux essais, elle poursuit un travail original ancré dans le monde réel. Elle a participé à Biodiversité : vers une sixième extinction de masse (La Ville Brûle).

Paul Masson(26 avril et 1er mai) : Né à Saint-Étienne, Paul Masson agit en tant qu’animateur d’éducation populaire. Il a publié Chemins de mémoire (Petit Pavé) qui revient sur son parcours d’engagements. Il sort Gaston Couté, un poète pour aujourd’hui qui contribue à faire connaître cette figure d’écriture et de lutte.

Lisa Mandel (30 avril et 1er mai) : Née à Marseille en 1977, Lisa Mendel commence par la BD jeunesse. Réalisant aussi des livres pour adultes, comme HP, ou Esthétique et filatures, elle crée une collection avec des sociologues, Sociorama sur le travail, la jungle de Calais... Son œuvre foisonnante mêle humour et engagements.

Xavier Mauduit (1er mai) : Historien spécialiste du 2nd Empire, Xavier Mauduit est également animateur de télé et de radio sur France Inter avec Philippe Collin, ou sur Arte dans le 28 minutes. Auteur de plusieurs ouvrages, il vient de sortir De Mathusalem à Mao Zedong. Quelle histoire ! (Tallandier /Arte éditions).

Sylvain Moizie(28 avril au 1er mai) : Scénariste et dessinateur, clown et participant à de nombreuses aventures éditoriales, Sylvain Moizie est aussi l’auteur de La Petite fille à la cigarette (La boîte à bulles). C’est également à lui que nous devons l’affiche du Salon du livre d’expression populaire et de critique sociale 2018.

Thierry Moral(29 avril et 1er mai) : Conteur, comédien, Thierry Moral est aussi auteur et intervient dans de nombreuses créations collectives, notamment les aventures d’Alain Deplomb en deux volumes parus dans la collection Traverse. Son œuvre personnelle s’adresse aux ados comme aux adultes et fait échos aux débats de notre temps.

Patricia Osganian(1er mai) : Membre de la revue Mouvements, Patricia Osganian est aussi autrice de romans policiers. Son dernier livre, Meurtre à Ménilmontant (Pythagore), se déroule au milieu des déchets, dans le Paris des éboueurs. Un roman noir et politique ; n’est pas ordure ce que l’on croit.

Yves Pagès (1er mai) : Auteur de romans, essais et théâtre, Yves Pagès est aussi co-directeur des éditions Verticales depuis 1998. Créateur du site de création textuelle et visuelle : archives.net, il produit une œuvre originale et singulière qui témoigne de son intérêt pour l’humain, comme dans Encore heureux (l’Olivier).

Julie Pagis (1er mai) : Julie Pagis, « fille de hippies » née en 1980, est chercheuse et chroniqueuse à Libération. Spécialiste en sociologie politique, elle étudie l’incidence des origines sociales sur les enfants et récemment publié Mai 68, un pavé dans leur histoire (SciencePo Ed.), et, avec Lisa Mandel, Prézizidentielle.

Patrick Pécherot (1er mai) : Après avoir exercé différents métiers, un temps proche des milieux libertaires et pacifistes, Patrick Pécherot s’engage dans le syndicalisme et dans les mots. Connu pour ses romans, remarquables et remarqués, il vient de sortir Dernier été (SCUP) qui consacre ses talents de nouvelliste.

Corinne Pelluchon (30 avril et 1er mai) : La philosophe, professeure à l’Université Paris-Est-Marne-la-Vallée, propose une éthique de la considération qui interroge le lien entre l’être humain et les autres vivants en vue de modifier notre manière d’appartenir au monde.

Charles Pennequin (1er mai) : Figure de la poésie et de la performance en France, Charles Pennequin est à la tête d’une œuvre impressionnante, qui colle parfaitement au Prix du zorba qu’il reçoit en 2012 (il récompense « un livre excessif, hypnotique et excitant, pareil à une nuit sans dormir »). Ses derniers livres sont Les Exozomes (P.O.L) et Tennis de table (Plaine page).

Colin Pierré (1er mai) : Coline Pierré travaille dans un atelier (l’Atelier Autonome) avec d’autres artistes et participe parfois aux projets de Martin Page. Elle publie cette année aux éditions du Rouergue La révolte des animaux moches, illustré par Anne-Lise Combeaud.

Monique et Michel Pinçon-Charlot (1er mai) : Difficile de séparer ces deux « sociologues des riches », tant ils mêlent depuis longtemps leurs recherches sur les plus privilégiés des Français. Avec Etienne Lecroart, ils sortent un nouveau brûlot, Panique dans le 16e, aux éditions (bien nommées) La Ville Brûle. Un nouveau pavé dans la mare.

Eric Pintus (1er mai) : Comédien, conteur, raconteur, Eric Pintus dit, partage et manie les mots et les histoires comme une obsession, une passerelle entre les univers, les êtres. De l’intime au public. Il publie notamment les albums CD Ours qui lit et Faim de loup aux éditions Didier Jeunesse.

Guillaume Pitron (1er mai) : Ce journaliste au Monde Diplomatique ou à Géo, lauréat du Prix Ezraelewicz 2017 de l’enquête économique, vient de sortir son premier ouvrage. La Guerre des métaux rares (Les Liens qui Libèrent) est le fruit de six ans d’enquête et lève le voile sur la révolution numérique tant idéalisée.

Guillaume Poix (1er mai) : Avec les fils conducteurs, Guillaume Poix invente l’argot de la « bosse » nom d’une décharge de produits électroniques au Ghana, que trois enfants fouillent pour survivre, sous le regard de Thomas, photographe humaniste. Le lecteur est sonné !

Catherine Poulain (28 avril au 1er mai) : Grande voyageuse, Catherine Poulain découvre le monde très jeune. Elle publie son premier roman le Grand marin aux éd. de l’Olivier et obtient le prix Nicolas Bouvier et le Prix Ouest-France, étonnants voyageurs en 2016.

Jean-Bernard Pouy(1er mai) : Compagnon de route de Colères du présent, défenseur du roman populaire, son œuvre est le reflet de ses goûts pour la littérature de genre et l’andouillette d’Arras. En témoigne son dernier livre, Ma ZAD (Série noire), une aventure qui se déroule du côté de Saint-Omer, au milieu des luttes.

Serge Quadruppani(1er mai) : Edieur et traducteur, Serge Quadruppani écrit également des romans surs questions d’actualité. Dans Loups solitaires se rencontrent écologistes, djihadistes, gendarmes et militaires sur un plateau des Millevaches tout sauf désert. Un texte malicieux où se mêle politique, espionnage et burlesque.

Patrice Robin (1er mai) : Dans sa vie comme dans son écriture, Patrice Robin crée des liens entre sa vie personnelle et les vies qu’il croise en ateliers d’écriture, comme dans Des bienfaits du jardinage (P.O.L), ou Les carrés potagers de la République à Avion. Une ligne ténue entre l’intime et l’universel.

Pierre Rose(28 avril) : Pierre Rose habite dans le Pas-de-Calais. Tout au long de ses combats, il se spécialise et s’engage contre l’exploitation des énergies fossiles, les projets et le fonctionnement de la grande Industrie menaçant les derniers espaces naturels et la biodiversité.

Christian Rouaud (30 avril et 1er mai) : Christian Rouaud est né d’un père cheminot et d’une mère au foyer. Un temps enseignant et auteur de La Saldéprof (Syros), il réalise une trentaine de films s’intéressant aux humains qui ont pris leur destin en main, seul ou collectivement. Tous au Larzac lui a valu de nombreux prix, dont un César.

Laetitia Rouxel (1er mai) : Bretonne, elle étudie aux Beaux-Arts d’Angoulême avant de revenir s’installer dans son pays natal. Avec Mandragore, elle adapte en BD L’Homme semence en 2013. Avec Roland Michon, elle publie l’album Des graines sous la neige, Nathalie Lemel, communarde et visionnaire.

Jacky Schwartzman (1er mai) : Demain c’est loin éd. du Seuil. « J’avais un nom juif et une tête d’arabe, en fait j’étais normal » Après un DEUG de philo, J. Schwartzmann décide de se consacrer à l’écriture. Il a bien fait, son humour et sa gouaille nous aurait manqués.

Benoît Séverac (1er mai) : Auteur de nombreux polars et livres pour ados, Benoît Séverac vient de publier notamment 115 (Manufacture du livre), polar aux entournures sociales qui interpelle le lecteur sur les tragédies d’une société cruelle et sur l’exploitation de l’être humain avec Toulouse, sa ville, en toile de fond.

Grégoire Souchay (1er mai) : Journaliste, il participe aux aventures de Reporterre et Basta !, entre autres. Son engagement se lit aussi dans les enquêtes qu’il mène sur les scandales de l’eau ou du barrage de Sievens. Il présente en avant-première pour le Salon Les Mirages de l’éolien (Seuil).

Valère Staraselski (1er mai) : Auteur de près d’une dizaine de romans, Valère Staraselski est un auteur prolixe et impliqué. Son nouveau roman, Le Parlement des cigognes se déroule à Cracovie aujourd’hui, mais plonge dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Une leçon d’histoire, de liberté et d’engagement.

Thomas Suel (1er mai) : Né en 1976 dans le Pas-de-Calais, il anime de nombreux ateliers d’écriture et de mise en voix, comme pour réaliser Eclats, dans la collection Traverse. Ses textes, à la fois très critiques et très sensibles, sortent du corps et poussent le langage jusqu’aux frontières de la musique.

Elise Thiébaut(1er mai) : Journaliste et féministe, Elise Thiébaut aime raconter des histoires. Autrice de plusieurs livres mais aussi de spectacles de feux d’artifices, elle s’intéresse tellement aux règles féminines qu’elle en a fait deux livres, dont un pour les enfants aux éditions La Ville Brûle – première mondiale !

Una (Angleterre) (28 avril au 1er mai) : Una explore les troubles mentaux et l’activisme politique. Dans L’Une d’elle (Cà et Là) elle part de la panique semée par l’Eventreur du Yorkshire, qui tua 13 femmes. De là, elle sonde ce que signifie grandir dans une société où les victimes de violences doivent elles-mêmes en supporter le coût.

Patick Varetz(1er mai) : En 2010 Patrick Varetz publie son premier roman chez P.O.L. Depuis, il n’arrête plus. Avec Rougeville (La Contre Allée), il choisit de revenir virtuellement dans sa ville d’enfance. Une cyber-promenade entre souvenirs et ravages du néolibéralisme. En avant-première sur le salon du livre.

Aude Vidal(1er mai) : Animatrice de la revue écologiste L’An 02, Aude Vidal est aussi l’autrice de Ecologie, individualisme et course au bonheur (Le Monde à l’envers). Dans On achève bien les éleveurs (L’Echappée) elle est allée à la rencontre de ceux qui résistent à l’industrialisation de l’élevage.

Joff Winterhart (Angleterre) (28 avril au 1er mai) : Né en 1974, il est dessinateur, batteur du groupe Bucky et réalisateur de court-métrages d’animation pour lequel il eut le prix international d’Edimbourg. Il publie des romans graphiques dont Courtes distances (Cà et là) qui s’attache aux détails du quotidien d’une petite ville et de ses habitants.

Andy Watson (Angleterre) (28 avril au 1er mai) : Né en 1969 à Wakefield, Andy Watson passe par le jeu vidéo puis le dessin animé avant de se consacrer à la BD. Auteur de la série Skeleton Key, prix Eisner Awards en 2000, il est l’auteur de romans graphiques qui abordent avec finesse les relations de couple, dont Breakfast After Noon (Cà et là).

Catherine Zambon (21 avril au 1er mai) : Autrice dramatique, elle a fait du travail collectif une marque de fabrique et de la voix des sans-voix une priorité. Avec Nous étions debout et nous ne le savions pas (La Fontaine Théâtre), inspirée de tous les lieux de lutte où elle s’est engagée, on ne pouvait que lui donner carte blanche.