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L’affiche du Salon du livre 2021 !

Mais oui, la voilà enfin, celle que vous attendiez toutes et tous ! L’affiche 2021, celle des 20 ans, est arrivée ; et elle est signée Coco. Merci à elle, ce cadeau.
Et ici, le dossier de présentation (miniDPmars2021-3).
Et sinon, vous pouvez aussi participer avec nous à la création de « Nos mondes sauvages – La Revue ». Ca se passe sur Ulule, et c’est ici.
 
20 ans, toujours sauvage !
 
(on remercie l’agence Cituation et ensemble pour la réalisation graphique)
 

Bientôt…

C’était long… Très long… Trop long ! Depuis septembre, 10 fois, 20 fois, 30 fois nous avons trituré la chose dans tous les sens, remis la tête en bas, les bras au sol, les pieds en oblique, les genoux sous le menton et les pieds aux fesses, et puis on a trouvé le bon truc, la bonne position, la bonne disposition. Enfin ! Et donc on va pouvoir l’annoncer, le réaliser et nous emmener tous ensemble dans le mouvement des 20 ans de Colères du présent, les 20 ans du Salon du livre d’expression populaire et de critique sociale. Ca sera les 1er et 2 mai, et tout le reste du mois. On peut déjà vous dire que l’affiche est signée Coco… Et que le thème sera : « Nos mondes sauvages ».

Encore un peu d’efforts d’ici lundi, et après on vous dit tout !

(signé Coco)

Ecriture, paroles, prisons : journée d’étude du 10 décembre 2020

Une journée d’étude organisée par le réseau des événements littéraires (RELI) avec Colères du Présent, en partenariat avec l’AR2L, la DISP, la DRAC Hauts de France.

Comment le livre et la lecture peuvent entrer en prison ? Que dire, que faire, avec qui imaginer les conditions de la rencontre entre des auteur-trice-s, dessinateur-trice-s , artistes en tout genre et des personnes privées de liberté ?

Sous quelle forme ?

Pour vous connecter à la conférence, à partir de 9h30, suivez ce lien :

https://webconf.odass.org/b/fre-w0q-a2p-3u8

Retrouvez ici le programme détaillé de la journée :

Invitation10decEcritureprison-Final-2

 

Léna Mehrej, Laban et confiture ou comment ma mère est devenue libanaise (Editions Alifbata, 2015) – Sélection Monde d’Après 2020


En suivant les méandres de sa mémoire, une jeune femme essaie de comprendre comment sa mère, d’origine allemande, a pu choisir de devenir Libanaise.
Aux méandres de la mémoire correspondent ceux du récit dessiné où transparaissent tendresse et inquiétude pour le melting-pot libanais mais où s’affirme aussi, résolument, l’humour.
« Je ne pense pas qu’elle ait été scandalisée quand mon grand-père a refusé de lui adresser la parole parce qu’elle était une femme. Elle ne l’a pas vécu comme un choc culturel , vu que son père l’avait traitée de la même façon quand il avait légué tout l’héritage à son fils. », confie la narratrice.

Hélène Flament

Retrouvez ici la contribution de Léna Mehrej au Monde d’Après de Colères du Présent en suivant le lien.

François Beaune et Fabrice Turrier, Dans ma ZUP (Le Nouvel Attila, 2019)

Des tableaux vivants mettent en scène, dans la prose de François Beaune et dans le dessin de Fabrice Turrier, harmonieusement mariés, les personnages de la « ZUP des Hauts » à Chambéry-le-haut.

D’abord leur implantation dans les champs et les friches. Puis, leur vie se déploie, des liens se nouent un métissage tranquille se construit, et voilà installée une société bien vivante, avec ses petits commerces, ses associations sportives et musicales où s’épanouissent les enfants.
Mais c’était avant que tout change en 1995, quand Chirac dénonce la fracture sociale. Cette fracture se matérialise : la mixité, les services publics et les commerces de proximité disparaissent….comme les bancs publics, symboles de convivialité.

Gentiment didactique, tendrement nostalgique.

Hélène Flament

Guillaume Lavenant, Protocole Gouvernante (Editions Rivages, 2019)

A priori l’écriture à la deuxième personne pourrait paraître rebutante. Il n’en est rien : c’est la forme que prennent naturellement les consignes données à une gouvernante par un locuteur invisible et omniscient. L’interrogation naît immédiatement de l’extrême minutie des consignes, de la formidable anticipation qu’elles révèlent, et de l’ignorance où est tenu le lecteur : quel rôle doit jouer la gouvernante dans la famille où elle a été introduite ?
Puis se développe un suspens adroitement mené dont la vague monte et déferle.
Ne cherchez pas d’épaisseur humaine aux personnages, pas plus qu’à ceux de la mauvaise série B dont le rôle dans cette curieuse histoire est loin d’être secondaire.

Hélène Flament

Aymen Gharbi, Magma Tunis (Asphalte, 2018)

Une révolution inachevée, évoquée comme un fantôme lors d’un cauchemar éveillé, a laissé Tunis dans le désordre et le désarroi.
Les hommes et les femmes y entretiennent des rapports violents. Cela grouille ; la hideur est poussée à l’extrême dans certaines scènes saisies dans les rues ou sur les quais du port. Mais un surréalisme parfois drôle se fraie soudain une place comme lors de la submersion de la ville par une vague de chats. On découvre aussi une société nourrie de multiculturalisme avec lequel le tunisien garde ses distances en donnant par exemple cette définition du rap : « …(il est) chanté par des gens à la fois ignares comme des chèvres et destructeurs comme des terroristes .»

….Et du chaos surgit la création artistique… ?