Les auteur-e-s

Les auteurs, du 6 avril au 1er mai de A(libeu) à Z(ambon) – avec 3 auteur-e-s mis en avant, et 3 auteur-e-s en itinérance

FOCUS SUR TROIS INVITÉ-E-S : ÉTIENNE LÉCROART, MICHEL ET MONIQUE PINÇON-CHARLOT

Nous les connaissons bien, « les Pinçon-Charlot », au Salon du livre d’expression populaire et de critique sociale. Ils viennent régulièrement défendre leurs idées, pourfendre les injustices, dénoncer les puissants et les systèmes organisés pour les protéger.
Avec l’aide d’Étienne Lécroart, qu’ils avaient
rencontré pour un premier ouvrage commun
aux éditions La Ville Brûle, ils ont publié Les
riches au tribunal qui reprend l’affaire Cahuzac et la détricotte, permettant ainsi de rendre compte du système d’injustices dans lequel la justice est rendue. Profitant de cette publication, nous avons proposé au trio de choc, accompagné de Raphaële Perret, de réaliser une exposition qui illustre les thèses des deux chercheurs, avec le FIRN (Festival international du roman noir de Frontignan) et les éditions 6 Pieds sous terre.
<> Cett e exposition est visible le 27 avril et le 1er mai sous le chapiteau des auteur·e·s, dans la région ensuite, et à Frontignan du 28 au 30 juin.
<> Retrouvez-la le 17 mai au festival de l’Environnement et des Solidarités organisé par la MRES, à Lille

Une présentation sur TV5 :

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TROIS AUTEUR-E-S SUR LES ROUTES

Parce qu’il nous intéresse toujours d’interroger le regard porté par l’artiste sur les territoires que nous habitons ou fréquentons, nous avons demandé à trois auteurs et autrices de nous faire partager leur regard, leurs mots et parfois leurs images de diff érents coins des Hauts-de-France.

Dans le cadre des actions Traverse, Fanny Chiarello, originaire de Liévin, avait proposé un travail dans le Bassin minier, dont le résultat est l’exposition Ligne 18, présenté en différents endroits du département du Pas-de-Calais en avril. Ce travail sera également lisible dans les colonnes du quotidien L’Humanité au moment où l’auteure sort son nouveau roman A Happy woman.

Canan Marasligil  a découvert le Pas-de-Calais avec l’association Mine de Culture(s). cett e auteure belgo-turque vivant au Pays-Bas en a tiré un ensemble de textes saisissant à la fois les paysages et les humains qui les traversent. Ils seront publiés dans les colonnes de L’Humanité en contre-point de ceux de Fanny Chiarello, permett ant ainsi un échange quasi épistolaire entre celle d’ici et celle d’ailleurs, échange qui se poursuivra par deux rencontres prévues entre elles au MeltingPotch
le 6 avril et le 1er mai.

Pascal Dessaint a sillonné les environs de Rue, Doullens, Auxi-le-Château, Drucat, Heuringhem, entre autre, portant le regard sur la campagne et ceux qui en peuplent le quotidien. Il en ressort une exposition de textes et de photos visibles le 1er mai où l’on retrouve toute la sensibilité pour l’environnement de cet auteur originaire de Dunerkque, sous une forme poétique pleinement assumée.

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Les auteur-e-s du Salon du livre sur les routes et sur les places :

Géraldine Alibeu 1er mai
Diplômée de l’atelier d’illustration de Claude Lapointe aux Arts Décoratifs de Strasbourg, elle se consacre à l’illustration pour la litt érature jeunesse et développe également un travail en céramique. Après le succès de son album Refuge (Cambourakis), elle publie avec Cécile Roumiguière Jean-Kévin (À pas de loups).

Justine Arnal 1er mai
Née en 1990 à Metz, Justine Arnal vit et travaille à Paris. Après des études littéraires, un petit tour dans l’édition, un diplôme d’études psychanalytiques, elle sort Les corps ravis, son premier livre. Où l’on découvre Marguerite qui ne souhaite qu’une chose : un enfant. Mais quand cela arrive, tout bascule. Un conte mêlant merveilleux et névroses.

Elise Arfi 1er mai
Avocate au barreau de Paris, Elise Arfi est femme d’engagement. On l’a vue dans le procès du fi nancement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy. On le voit aussi dans Pirate n°7 qui relate son acharnement à défendre Fahran, adolescent somalien. Un livre qui rend au jeune homme son humanité, contre la machine judiciaire.

Thomas Azuelos 27 et 28 avril
Né en 1972, il vit aujourd’hui à Marseille. Illustrateur pour la presse et dessinateur de bande dessinée, il a fait de la scénographie et du dessin animé. Ses dessins et les sujets qu’il traite témoignent de ses engagments. Son dernier album, la ZAD c’est plus grand que nous (Futuropolis) est sorti en février 2019.

Marie-Caroline Aubert 1er mai
Traductrice de Donald Westlake, Ruth Rendell ou Stephen McCauley…, elle a été journaliste littéraire à Grands Reportages, Elle et Marie-Claire. Elle a dirigé la collection étrangère du Masque, la collection Seuil Policiers avant de développer la Série Noire à l’international. Elle a publié, avec Natalie Beunat, Le Polar pour les nuls (First).

Jacques Barbéri 1er mai
Auteur prolixe, il a publié une quinzaine de romans et une centaine de nouvelles, traduites dans de nombreux pays. Il écrit pour le cinéma, la télévision. Mondoncane (La Volte) décrit un monde où les intelligences artifi cielles dominent, où les humains ne sont bientôt même plus un souvenir.

Sabrina Calvo 25 avril et 1er mai
Auteure, scénariste, créatrice de jeux, Sabrina Calvo, née David Calvo vit entre Paris et Montréal. Ses romans chez La Volte témoigne de ses idées politiques qu’elle déploie dans des histoires d’anticipation. Elle a contribué à plusieurs albums de bande dessinée, notamment avec Thomas Azuelos.

Les CamHug 1er mai
Jérôme Camut et Nathalie Hug signent depuis 2004 – seul·e ou ensemble – de nombreux romans à succès. On leur doit notamment Islanova, les séries W3 et Les voies de l’ombre? Ils viennent de sortir en mars Et  le mal viendra (Fleuve noir).

Thomas Cantaloube* 1er mai
Grand reporter pour Médiapart depuis 2008, après être passé par L’Humanité et avoir été correspondant à Washington pour de nombreux médias, Thomas Cantaloube sillonne depuis la planète. Dans son premier roman, Requiem pour une République (Série noire-Gallimard), il plonge dans les débuts de la Ve République. Sélection prix Amila-Meckert 2019.

Éric Cardère* 1er mai
Avec Maxime Calligaro, Éric Cardère co-signe son premier roman, Les Compromis (Rivages-noir), une plongée haletante dans les méandres de l’Union européenne. Un lieu qu’ils connaissent pour y avoir travaillé pendant plusieurs années. Entre diplomatie, scandales et carriérisme, un autre regard sur l’institution.

Fabcaro 30 avril et 1er mai
Né en 1973, il poursuit son exploration de la bande dessinée d’humour entre expérimentation, autobiographie et absurde, seul ou offi ciant au scénario pour d’autres. Il est entre autres l’auteur de Zaï Zaï Zaï Zaï (6 pieds sous terre)sorti en 2015 et du roman Le discours (Gallimard) en 2018.

Jean-Paul Chaumeil 1er mai
Jean-Paul Chaumeil vit à Bordeaux. Ses livres s’inspirent fortement de l’actualité la plus brûlante. Son premier roman, Ground Zero (Rouergue) paru en 2015, avait pour cadre les tours jumelles et leur eff ondrement. Dans Parfois c’est le diable qui vous sauve de l’enfer (Rouergue), il est question de ce qui pousse certains vers les partisans de la haine.

Fanny Chiarello 6, 24 avril et 1er mai
En plus de vingt ouvrages, couronnée de plusieurs prix, cette auteure originaire de Liévin a déployé un univers d’une grande originalité, comme en témoigne son dernier, A Happy Woman. Elle a participé à l’aventure Traverse par une exposition qui mêle écriture et photographie.

Fabienne Cinquin 1er mai
Illustratrice d’albums jeunesse dont Zette et Zotte à l’usine (éd. Atelier du Poisson Soluble) , Fabienne Cinquin a décidé de créer des images pour accompagner des textes en lisant pour la première fois la réplique d’Alice « À quoi peut bien servir un livre sans images ? ».

Benoît Collombat 1er mai
Né en 1970, il est grand reporter à Radio France depuis 1998. Il a écrit plusieurs ouvrages sur des affaires d’État, le monde politique et la Françafrique. Il collabore à la BD Sarkozy-Kadhafi, des billets et des bombes sortie en janvier 2019.

Philippe Curval 1er mai
Figure de la SF, Philippe Curval est illustrateur et romancier. Auteur de quarante romans et d’une centaine de nouvelles, couronnés de nombreux prix, il est un formidable observateur et analyste de la science-fiction. Son dernier roman : Juste à temps (La Volte).

Alain Damasio 1er mai
Né d’un père carrossier et d’une mère agrégée d’anglais, Alain Damasio s’est très tôt tourné vers l’écriture. Il marie anticipation et éléments de science-fiction ou de fantasy. Ses romans La Zone du dehors et La Horde du Contrevent sont des succès publics. Il vient de sortir, en avril, Les Furtifs (La Volte), description d’une société sous contrôle total.

Grégoire Damon* 19 avril et 1er
mai Né en 1985 à Saint-Étienne, Grégoire Damon vit aujourd’hui à Lyon. Auteur de plusieurs recueils de poésie (aux éditions du Pédalo ivre), il a également écrit La rue de la soif (Arhsens). Avec Fast-food, il plonge de l’autre côté du comptoir, dans les coulisses de la restauration rapide. Ce roman est sélectionné pour le Prix Amila-Meckert 2019.

Frédéric Debomy 1er mai
Journaliste, scénariste et essayiste né en 1975, il collabore avec de nombreux dessinateurs. Figure de référence sur la question de la démocratie en Birmanie, il a publié de nombreuses analyses sur ce sujet. En 2019, il sort l’album BD Full stop, le génocide des Tutsi du Rwanda (Cambourakis).

Gilles Del Pappas 30 avril et 1er mai
Gilles Del Pappas a l’habitude de mettre en lumière et en mot les angles noirs – ou morts – de l’humanité. Cette fois, avec son complice Emmanuel  Petit, il a publié Le Dernier tacle qui osculte l’OM sous tous ses aspects. Une autre façon de parler football, au moment où les affaires ressortent de sous le tapis.

Ixchel Delaporte 1er mai
Cette journaliste à L’Humanité depuis quinze ans arpente les quartiers populaires afin de donner la parole à ceux qui les habitent. Avec Les Raisins de la misère (Rouergue) elle lève le voile sur une immense injustice : du Nord du Médoc jusqu’à Agen se déploie à la fois l’arc des grands crus connus mondialement et le « couloir de la pauvreté » sur lequel il s’appuie.

Pascal Dessaint 20 avril au 1er mai
Auteur lauréat du prix Amila Meckert, Pascal Dessaint a mené une résidence itinérante à travers les territoires ruraux de la Somme et du Pas-de-Calais. Il en tire un regard photographique et poétique d’une vibration étonnante. Il sera présent également en tant que directeur artistique du Petit Ecart.

Sophie Divry* 1er mai
Quand elle n’écrit pas, Sophie Divry participe à l’émission des papous dans la tête, entre autres activités. Auteure de six romans, dont La Condition pavillonnaire qui a reçu le prix Wepler 2014, elle vient de sortir Trois fois la fin du monde (Notablia), sélectioné pour le prix Amila-Meckert 2019.

Manon Fargetton* 1er mai
Avec Le suivant sur la liste et La nuit des fugitifs, elle signe chez Rageot ses premiers thrillers en ré-explorant les lieux de son enfance. Manon Fargetton partage son temps entre ses deux métiers : régisseuse lumière au théâtre et écrivaine. Lauréate du Prix Ados en Colère 2016, son nouveau roman Nos vies en l’air est à découvrir aux éditions Rageot.

Yann Fastier 30 avril* et 1er mai
Passionné depuis toujours par l’illustration et la bande dessinée, il trouve sa voie en découvrant la richesse et la profusion des albums pour enfants. Avec Zapata est vivant ! (ed. Poisson Soluble) Yann Fastier propose une évocation graphique et quasiment mythologique du révolutionnaire mexicain.

Jean-Bapitste de Froment 1er mai
Haut-fonctionnaire, il connaît le pouvoir de l’intérieur, au sein du Conseil d’État, à l’Élysée ou à la métropole du Grand Paris. Dans son premier roman, État de nature (Forges de Vulcain), se profi le un duel entre Claude, grand comis d’État à la conquête du pouvoir, et Barbara, préfète charismatique. Une uchronie vivante, joyeuse et décapante.

Anneli Furmark 30 avril et 1er mai
Née en 1962, elle est Suédoise. Peintre et auteure de bandes dessinées, son travail a été primé à deux reprises en Finlande et nominé dans la Sélection offi cielle Angoulême 2016. Au plus près est sorti en novembre 2018 en France.

Thomas Gilbert 1er mai
Né en 1983, il étudie aux Beaux-Arts de Paris et à Saint-Luc (Bruxelles) en option bande dessinée avant de commencer sa carrière d’auteur. Il dessine de nombreux albums pour les adultes et la jeunesse. En 2018, il publie Les filles de Salem (Dargaud).

Jean Guiloineau 1er mai
Ecrivain d’essais, de nouvelles, de biographies et d’un roman, traducteurs deplus de 120 livres dont récemment les Lettres de prison de Nelson Mandela (Robert Laffont) – dont il est aussi le biographe, Jean Guiloineau dirige également la revue Siècle 21-Littérature et société.

Didier Harpagès 19 avril
Professeur de sciences économiques et sociales à la retraite, Didier Harpagès met ses réfl exions et contributions au service de l’objection de croissance. Son dernier ouvrage revient sur la notion de travail, ce qu’il est, ce qu’il pourrait être : Mourir au travail ? Plutôt crever (Le Passager clandestin).

Hervé Hernu 1er mai
Artiste polymorphe, Hervé Hernu est danseur, chorégraphe, vidéaste et auteur. Entre Allan Coben, Mary Higgins Clark et Franck Thilliez, il multiplie les infl uences et s’en inspire pour en tirer une oeuvre originale pour adulte et pour enfant. Habitant Arras, il utilise souvent cett e ville comme cadre de ses oeuvres.

Maylis de Kerangal 1er mai
Lauréate de nombreux prix, dont le Médicis pour Naissance d’un pont et beaucoup d’autres pour Réparer les vivants, Maylis de Kerangal revient avec deux nouveautés : Un Monde à portée de main (Verticales), immersion dans le monde de l’art, et Kiruna (La Contre Allée), regard singulier sur l’univers minier. Une écriture précise, une plongée en apnée dont on ressort transformé.

Denis Lachaud 30 avril et 1er mai
Cet écrivain est aussi homme de théâtre, mett eur en scène, comédien et anime de nombreux ateliers de création. En écriture il alterne l’écriture dramatique et le roman. Prix Amila- Meckert 2016 pour Ah ça ira (Actes sud), il revient avec un livre d’anticipation, Les Métèques (Actes sud), qui dit beaucoup de notre monde de surveillance et de traque, où il ne fait pas bon vivre dès lors que l’on est immigré.

Catherine Larrère 1er mai
Philosophe, professeure émérite à l’université Paris-I, elle est spécialiste de philosophie morale et politique. Après avoir étudié la philosophie du droit au 18e siècle, elle s’est tournée vers celle de l’environnement dont elle est aujourd’hui l’une des principales fi gures en France. Elle a publié récemment  Penser l’anthropocène aux Presses de Sciences Po.

Catherine Le Gall* 1er mai
Journaliste d’investigation, Catherine Le Gall s’intéresse aux milieux de la fi nance. Après Dexia, une banque toxique (La Découverte), elle signe avec Denis Robert Les Prédateurs : des millliardaires contre les États qui décrypte les montages fi nanciers de trois acquisitions : une chaîne de fast-food belge, une raffi nerie texane et des mines d’uranium africaines.

Marc Le Piouff 1er mai
Né en Bretagne, danseur pendant de nombreuses années, Marc Le Piouff s’est ensuite tourné vers d’autres horizons, et notamment l’écriture. Animateur d’ateliers, il publie également des recueils de nouvelles et des romans. Son dernier en date, Nord Magnétique (Les Lumières de Lille), a reçu le Prix 2018 de l’association des auteur·e·s du Nord (Adan).

Etienne Lecroart 30 avril et 1er mai
Dessinateur de BD et de presse, il est membre de l’Oulipo et membre fondateur de l’Oubapo. Entre autres nombreux projets, il a illustré plusieurs ouvrages du couple sociologue Pinçon-Charlot. En septembre 2018, ils ont publié à trois Les riches au tribunal.

Matthias Lehmann 30 avril et 1er mai
Auteur de BD, il vit dans la région parisienne où il est né en 1978. Il a commencé à publier ses planches dans la mouvance des fanzines des années 90. Il collabore également à de nombreuses revues comme Jade, Le Psikopat et Fluide Glacial ainsi que dans Libération ou Le Monde.

Tara Lenart 1er mai
On la connaît pour ses interviews et ses passions littéraires sur Bookalicious, qu’elle a créé 2014. On la découvre autrement dans Madame Buttrefly, recueil de nouvelles où l’on se retrouve pêle-mêle aux toilettes lorsqu’une fusillade éclate (la survie dépend de la vessie), au milieu d’un happening féministe, dans un métro harcelé par une personne handicapée… Des scènes jubilatoires, un regard féroce sur notre époque.

Hervé Leuwers 1er mai
Spécialiste de la révolution française et notamment de l’un de ses personnages les plus controversés, Robespierre dont il a publié une biographie remarquée chez Fayard, Hervé Leuwers est le président des études robespierristes. Son travail s’est également attaché à la pensée de Montesquieu ou Danton. Camille et Lucile Desmoulins : Un rêve de République a reçu le prix Château de Versailles du livre d’Histoire.

Danièle Linhart 19 avril
Sociologue, directrice de recherche émérite au CNRS, auteure de La Comédie humaine du travail, de la déshumanisation taylorienne à la surhumanisation managériale (Erès, 2015), Danièle Linhart dénonce régulièrement les souffrances que les formes de modernisation des entreprises entraînent pour les salariés.

François-Guillaume Lorrain 26 avril et 1er mai
Écrivain et traducteur, François-Guillaume Lorrain est journaliste au Point depuis 1999 où il traite en particulier de l’histoire et de questions géopolitiques.  Il est l’auteur d’une dizaine de romans dont l’ouvrage Le garçon qui courait (ed. Sarbacane). Sélection Prix Ados en colère 2019.

Johann G. Louis 27 avril et 1er mai
Après cinq années d’études aux Beaux-Arts d’Angers, il est aujourd’hui réalisateur, scénariste, auteur et illustrateur. En septembre 2018, il a publié Fréhel, un biopic en images et dialogues nourri d’une considérable recherche historique.

Sophie G. Lucas 1er mai
Poète nantaise, Sophie G. Lucas a reçu le prix de Poése de la ville d’Angers par James Sacré pour Nègre blanche (le Dé bleu), qui l’a révélé. Son écriture originale se situe à la croisée de l’autobiographie et du documentaire, comme en témoignent ses derniers ouvrages Témoin (extrait d’une lecture à la maison de la poésie) et Assommons les poètes (La Contre Allée).

Laurent Malot 26 avril et 1er mai
Né dans une famille de cinéphiles, il a goûté à tous les genres, du polar à la comédie musicale, du western à la science-fiction. C’est pour ces raisons qu’il écrit « dans tous les genres et dans tous les formats : romans, pièces ou scénarios ». Il est l’auteur de Lucky Losers (Albin Michel) Sélection prix Ados en colère 2019.

Pascal Manoukian* 1er mai
Ancien grand reporter de guerre, directeur de l’agence Capa jusque 2016, Pascal Manoukian se consacre aujourd’hui à l’écriture. Il a publié cinq romans dont Le Diable au creux de la main sur ses années de journalisme ou Les Echoués en 2015 prix Première à la foire du livre de Bruxelles. Le Paradoxe d’Anderson (Seuil) est sélectionné pour le prix Amila-Meckert 2019.

Canan Marasligil 30 avril et 1er mai
Canan Marasligil a découvert le Pas-de- Calais avec l’association Mine de Culture(s). Cette auteure originaire de Turquie et vivant au Pays-Bas en a tiré un ensemble de textes, saisissant à la fois les paysages et les humains, publiés dans les colonnes de L’Humanité. Traductrice, elle est aussi auteure de récits, d’essais, de chroniques dans de nombreuses revues.

Pierre Martin 1er mai
Ingénieur de recherche CNRS, Pierre Martin anime le groupe de recherche « élections et partis » au sein du laboratoire Pacte, à Grenoble. Il a écrit plusieurs ouvrages et articles, dont Comprendre les évolutions électorales (2000) et Crise mondiale et systèmes partisans (2018) aux Presses de Sciences Po.

Julien Martinière 1er mai
Après avoir publié son premier ouvrage en 2006 Exister ! (ed. Atelier du Poisson Soluble) L’illustrateur Julien Martinière publie en 2018 avec Raphaële Frier Le Tracas de Blaise (ed. Poisson Soluble), Pépite d’or 2018 du Salon du livre et de la presse jeunesse de Seine-Saint-Denis et France TV.

Cloé Medhi 1er mai
Née au printemps 1992. Elle commence à écrire au collège pour faire passer le temps plus vite. Il s’ensuit Monstres en cavale, son premier roman, qui reçoit le prix de Beaune 2014. Puis, avec Rien ne se perd, elle reçoit le Trophée 813, le prix Étudiant du polar 2016, le prix Dora Suarez 2017, le prix Mystère de la critique 2017, le prix Blues & Polar, le prix Mille et Une feuilles Noires. Une reconnaissance, de nombreux prix, et une nouvelle à découvrir dans le recueil Banlieue parisienne noire paru aux éditions Alsphalte, sous la coordination d’Hervé Delouche.

JC Menu* 1er mai
Né en 1964 à Amiens, Jean-Christophe Menu est éditeur, maquett iste, traducteur, et spécialiste de bande dessinée. Il a notamment co-fondé L’Association en 1990, et L’Apocalyspe en 2012. On lui doit de nombreux ouvrages dont notamment Chroquettes (Fluide Glacial) Dans La Bande Dessinée et son Double il reprend les éléments de sa thèse de doctorat qui analyse vingt ans de bd. Après une exposition hommage à Angoulême en 2016, il a reçu le Grand Prix Töpff er pour l’ensemble de son oeuvre.

Raphaël Meyssan 1er mai
Né en 1976, il fait des études de sciences politiques. Aujourd’hui graphiste depuis plus de quinze ans, il sort son premier livre Les Damnés de la Commune, le fruit de six années d’investigations et de recherches iconographiques.

Nicolas Moog 30 avril et 1er mai
Né en 1978, il publie chez 6 Pieds sous terre plusieurs livres dont le très remarqué June. Également musicien, il travaille pour les périodiques Fluide Glacial et La Revue Dessinée. En 2018, il collabore à la BD En roue libre avec Gilles Rochier et Jiip Garn.

Chelsea Mortenson 1er et 17 mai*
Américaine formée aux États-Unis, diplômée de l’École des Beaux-Arts de Paris, Chelsea Mortenson déploie une oeuvre originale, utilisant la gravure sur bois. Avec Dans la forêt rouge (La Ville brûle), elle raconte la vraie histoire de la forêt de Pripiat, près de Tchernobyl, devenue rouge après la catastrophe. Un conte populaire moderne ; un coup de coeur graphique.

Timour Muhidine 29 avril et 1er mai
Spécialiste des cultures turques et ottomane, Timour Muhidine vit en France et enseigne à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales. Il dirige la collection « Lettres turques », chez Actes Sud et a participé à la revue Siècle 21 consacrée aux littérature de résistance en Turquie. On lui doit également L’Homme qui parlait aux géants, avec Philippe Dupuich.

Gérard Noiriel 30 avril et 1er mai
Historien, directeur d’études à l’EHESS, Gérard Noiriel a notamment travaillé sur l’articulation de l’immigration, de la nation et des sentiments xénophobes. Parmi ses derniers livres on notera Une Histoire populaire de la France, synthèse de toute une vie de recherches et d’engagements et Histoire des gilets jaunes (L’Aube), tout juste sorti des presses.

Bruno Odent 1er mai
Journaliste (chef du service monde de l’Humanité), essayiste, Bruno Odent étudie l’économie et la société allemande depuis plus de vingt ans, et décrypte l’Europe depuis de nombreuses années. On lui doit notamment Europe, état d’urgence (Le Temps des cerises).

Jean-Hugues Oppel 1er mai
Auteur de polars pour tous les âges, Jean-Hugues Oppel est l’un des grands noms du thriller politique français. Avec Total labrador (La manufacture de livres) il fait circuler le lecteur entre Etats-Unis, Congo, Bangkok et Allemagne, sur les traces de quelques hommes qui tirent les fi celles des manigances mondiales.

Ugo Paletha 1er mai
Sociologue à l’université de Lille, directeur de revues, il travaille sur les modes de production et de légitimiation de l’inégalité et sur les dangers fascistes. On lui doit notamment La possibilité du fascime. France : trajectoire de désastre (La Découverte).

Patrick Pécherot 1er mai
Après avoir exercé diff érents métiers, un temps proche des milieux libertaires et pacifi stes, Patrick Pécherot s’engage dans le syndicalisme et dans les mots. Connu pour ses romans, dont son dernier Hével (Série noire, Gallimard), il écrit des nouvelles comme dans Lettre à B. au Petit Ecart, ou dans le recueil Banlieue parisienne noire (Asphalte).

Charles Pennequin 1er mai
Figure de la poésie et de la performance en France, Charles Pennequin est à la tête d’une oeuvre impressionnante sous toute forme (livre, Cd, DVD, vinyle, et même k7), couronnée de plusieurs prix. Il revient le 1er mai pour Gabineau-les-bobines (POL). Un auteur à lire autant qu’à voir. Il se produira le 1er mai avec Jean-François Pauvros, complice de longue date.

Monique et Michel Pinçon-Charlot 30 avril et 1er mai
Depuis plus de dix ans, Michel et Monique Pinçon-Charlot nous font l’immense joie et le grand honneur de traîner leurs idées et leurs sacs à dos à Arras pour participer à notre manifestation culturelle et litt éraire. À l’occasion de la sortie de Les riches au tribunal avec Étienne Lécroart, et Le Président des ultra-riches chez Zones, nous avons voulu mett re leurs thèses à l’honneur. Découvrez donc l’exposition réalisée par Raphaële Perret et Étienne Lécroart au chapiteau des auteur·e·s.

Émilie Plateau 30 avril et 1er mai
Elle ne quitt e jamais son carnet de dessin. Son travail, doué d’une pointe d’humour, met en scène ses portraits du monde, approches  tout autant naïves qu’acerbes, petite sociologie de ses contemporains. En janvier 2019, elle publie Noire, la vie méconnue de Claudette Colvin.

Camille Polloni 1er mai
Journaliste d’investigation, Camille Polloni exerce dans Les Jours, média indépendant en ligne, après diverses contributions aux Inrocks et chez Basta !. Son enquête À la poursuite de l’argent sale vient d’être distinguée par Anticor. Son parcours témoigne du prix de l’engagement et des conséquences d’être « lanceur d’alerte ».

Lisbeth Renardy 30 avril et 1er mai
Illustratrice spécialisée dans la production jeunesse, Lisbeth Renardy compte une dizaine de livres à son actif. La rêverie et la nature sont deux caractéristiques importantes de son univers. Avec l’auteur Grégoire Kocjan, Lisbeth Renardy publie Le dernier Cow-Boy (ed. Atelier du Poisson Soluble).

Denis Robert* 1er mai
Écrivain et journaliste d’investigation, Denis Robert a réalisé plusieurs documentaires. Ses livres dénoncent les scandales de la fi nance, comme en témoigne « l’affaire Clearstream » qu’il a révélée, et qui lui valut plus de dix ans d’ennuis judiciaires, dont il est ressorti blanchi. Il vient de publier Les Prédateurs avec Catherine Le Gall.

Gilles Rochier 30 avril et 1er mai
Né en 1968 à Ermont (95), Gilles Rochier arrive dans le monde de la BD par le fanzine avant de sortir son premier album en 2003 aux éditions 6 pieds sous terre. Il reçoit le prix révélation au festival d’Angoulême en 2012 pour TMLP, Ta mère la pute.

Jean Rouaud 1er mai
Auteur d’une oeuvre importante, couronnée par le prix Goncourt en 1990, Jean Rouaud vient pour la première fois à Arras pour le cinquième opus de sa série “La Vie poétique”. Dans Kiosque (Grasset) il revient sur les années où il a aidé à tenir un kiosque de presse. Un balcon sur le petit peuple de Paris ; une réfl exion sur la presse ; un retour sur son parcours dans les mots.

Cécile Roumiguière 1er mai
Litt érature, cinéma, scène… Quel que soit le domaine, elle aime relever ce défi : être à l’écoute du monde et tisser entre eux les mots et les images pour aller au plus près des émotions et des sensations. Elle est l’auteur de nombreux ouvrages jeunesse dont Jean-Kévin (À pas de loups) illustré par Géraldine Alibeu

Juliette Rousseau 27 et 28 avril, et 1er mai
Du syndicalisme étudiant à l’altermondialisme, du féminisme à la justice climatique, Juliette Rousseau est passée par de nombreux terrains de lutte. Contributrice dans différents médias en ligne, elle vient de publier Lutter ensemble – Pour de nouvelles complicités politiques (Cambourakis).

Insa Sané 1er mai
Né à Dakar, Insa Sané vit en France. Artiste, membre de différents collectifs, notamment musicaux, Insa Sané est rappeur, slameur, comédien et écrivain. On lui doit plusieurs romans pour adolescents chez Sarbacane. Il vient pour la première fois au Salon pour sa contribution au recueil de nouvelles Banlieue parisienne noire (Asphalte) coordonné par Hervé Delouche.

Jacky Schwartzmann 30 avril et 1er mai
Il a remporté le prix Amila-Meckert 2018 pour Demain c’est loin. Installé pendant un an dans le fauteuil de président du jury, il n’en a pas moins continué à arpenter le roman noir burlesque en y ajoutant un nouveau titre : Pensions complètes (Seuil). C’est aussi lui qui a signé l’édito du programme de l’année.

Véronique Sousset* 1er mai
Née en 1973, Véronique Sousset est avocate, directrice de centre pénitentiaire et auteure française. En 2012, elle est avocate commise d’office d’Éric Sabatier, condamné avec son ex-épouse à 30 ans de réclusion. Dans le livre qui retrace cette expérience, Défense légitime (Rouergue) elle témoigne du cheminement commun de l’avocate et du prévenu vers cette commune humanité qui rend le livre bouleversant.

Alexis Spire 1er mai
Directeur de recherche à l’EHESS, Alexis Spire travaille sur les
transformations de l’État et la sociologie des inégalités. Depuis plusieurs années, ses recherches portent aussi sur l’inégalité devant l’impôt. Plus récemment, il s’intéresse aux relations des populations avec leur gouvernement. On lui doit notamment Résistances à l’impôt, attachement à l’État. Enquête sur les contribuables français, Paris, Seuil, 2018.

Daniel Tanuro 28 avril
Ingénieur agronome et environnementaliste, Daniel Tanuro contribue régulièrement au Monde diplomatique. Fondateur de l’ONG belge « climat et justice sociale », il a publié récemment aux éditions La Découverte L’Impossible capitalisme vert qui propose d’articuler lutt es sociales et écologiques et dénonce le capitalisme sous toutes ses formes, même lorsqu’il se teinte de vert. Une contribution majeure aux débats actuels sur le climat et l’avenir de l’humanité.

Tanx 30 avril et 1er mai
Elle se consacre à l’illustration, l’affi che de concert, la peinture, la linogravure, la cuisine et la bande dessinée. En 2018, les éditions 6 pieds sous terre édite l’intégrale des deux volumes de Toutes les croûtes au coin des yeux parus dans cette même maison.

Jean-Christophe Tixier 1er mai
Jean-Christophe Tixier a plongé dans le grand bain de la littérature à 38 ans, avec différents titres dont La Rosalie. Depuis, il enchaîne les publications pour adulte et pour la jeunesse, souvent identifiée par la presse et le public, et auréolée de 17 prix littéraires. On lui doit une oeuvre prolixe, souvent liée à de grands sujets de société, où la plume glisse sous la peau pour faire ressentir au lecteur toute l’émotion du récit. C’est encore le cas avec Les Mal-aimés, roman qui vient de sortir chez Albin Michel.

Troubs* 1er mai
Né à Bordeaux en 1969, il entre aux Beaux Arts de Toulouse après le lycée et ressort par ceux d’Angoulême en 1993. Il s’installe ensuite en Dordogne et, entre deux voyages, commence à écrire et à dessiner des livres, souvent à la première personne comme Humains avec Baudoin sorti en 2018.

Nathalie Yot 1er mai
Née à Strasbourg, cette auteure multidisciplinaire a publié de nombreux ouvrages de poésie. Performeuse, elle est souvent invitée à interpréter ses textes, incluant parfois vidéo et dessins. Animatrice d’ateliers d’écriture, elle s’est aussi ouverte au théâtre. En 2018 elle a sorti son premier roman, Le Nord du monde (La Contre Allée).

Catherine Zambon 27, 28 avril et 1er mai
Auteure dramatique, elle a fait du travail collectif une marque de fabrique et de la voix des sans-voix une priorité. Elle a publié récemment Nous étions debout et nous ne le savions pas (La Fontaine Théâtre), inspirée de tous les lieux de lutt e où elle s’est engagée.